dimanche 19 décembre 2010


À chaque fois que je décide d'aller marcher dans la neige, c'est un gage de quiétude.

Et de contentement.

Je ne sais pas pourquoi tant de Québécois ont de la difficulté à assumer leur nordicité car j'y vois tant d'avantages.

On vit probablement dans un des climats les plus diversifiés et certainement ingrats de la planète.

Pourtant, collectivement, on en jette.

Sérieux.

Il ne faut pas être une lavette pour accepter inlassablement, année après année, de voir la nature mourir pour quelques mois et continuer néanmoins à se lever chaque matin.

On lutte avec les éléments, on en bave, on peste, mais à chaque année, malgré toute cette noirceur, ce froid humide détestable et cette slush omniprésente, on passe au travers, tout près à envoyer valser nos multiples pelures quand le parfum de la bouette commence à se faire sentir dans les ruelles et les parcs.

On m'impressionne.

Alors voilà, plutôt que de me battre avec l'hiver, moi je choisis d'aimer les joues rouges qu'il donne à ma descendance.

Je choisis d'apprécier son air pur qui me donne l'impression lorsque j'inspire profondément d'aérer mon dedans jusqu'au bout de mes orteils.

J'apprécie l'effet douche froide qu'un moins 15 celsius exerce sur mes pensées nocives.

Et puis, il y a cette lenteur qu'un froid nordique impose sur tout; j'apprécie infiniment que quelque chose plus fort que moi m'impose un temps d'arrêt que je ne me résigne jamais à prendre de mon propre chef.

Et puis ça fait du bien de pouvoir oublier un peu tout ce laid urbain sous une jolie belle nappe blanche.

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