Parfois, on tombe sur une de ses peurs, sans faire exprès. Je n'aime pas les peurs, elles font trop perdre de temps dans la vie. Alors, j'ai tendance à être impitoyable avec les siennes et meurtrière avec les miennes.
Les peurs, c'est fait pour être tuées.
Mais comment décider d'assassiner les peurs de son enfant? Endurer silencieusement de le voir pétrifier devant un mur qui lui semble insurmontable ou risquer le traumatisme, la colère, la rancune en le forçant à l'affronter?
On veut le voir grandir, devenir un être fort et confiant mais on ne veut pas non plus qu'il perde le précieux sentiment de sécurité qu'on lui procure. On veut qu'il avance, mais sans devenir son adversaire.
Alors que faire?
La seule réponse que je puisse trouver à ça, c'est de lui réitérer inlassablement combien on doit vivre comme s'il n'y avait pas de lendemain, qu'on doit jouir de chaque chose comme si c'était notre dernière occasion de le faire. On ne peut être certain que de l'intensité du moment présent.
La peur est un si puissant paralysant.
Ma seule peur dans la vie, c'est qu'il disparaisse de la mienne. Alors, je me fais violence et je le laisse s'évaporer en espérant très fort à chaque fois le voir resurgir.

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